Les agriculteurs au bord de l’expropriation : « Nitrogen 2000 » – Documentaire explosif en provenance des Pays-Bas

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Kla.tv présente aujourd’hui la première diffusion publique du documentaire Big Picture « Nitrogen 2000 » (c’est-à-dire «Azote 2000»). Il relate la lutte des agriculteurs néerlandais contre l’expropriation forcée par l’État, en donnant la parole aux différentes parties. Qu’est-ce qui se cache derrière ces mesures politiques drastiques ? Les agriculteurs pourront-ils résister à cette intervention ? 


Nitrogen 2000

L’Union soviétique dans les années 1920 En octobre 1925, un Staline belliqueux prend la parole lors d’une réunion à huis clos du parti. Il déclare la guerre aux paysans de Russie. Les koulaks sont les ennemis traditionnels du pouvoir central. Il lance un coup d’éclat : « Les koulaks sont le fief de la contre-révolution. Prenez les armes contre les koulaks. Exterminez la classe des koulaks ! »

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne : Il y a un peu plus de 50 ans, le « Club de Rome » publiait le rapport “Les limites de la croissance”. Et il arrivait à une conclusion drastique. La croissance économique et démographique doit être stoppée, sinon notre planète ne survivra pas.

Pays-Bas 2022 : Les éleveurs néerlandais possèdent 70% des Pays-Bas – Le gouvernement tente de racheter de force 50% des exploitations agricoles

Les Pays-Bas font partie des nombreux pays qui ont pris des mesures pour réduire la pollution azotée. Et un certain nombre d’exploitations pourraient devoir fermer.

Tjeerd de Groot, membre du Parlement néerlandais :

Pour restaurer la nature, nous devons réduire le nombre d’animaux aux Pays-Bas.

BBC : Les agriculteurs néerlandais en colère contre les réductions d’émissions

« Sky News Australia » : Le pays est en fait le deuxième exportateur mondial de denrées alimentaires, et on lui dit que pour répondre aux exigences climatiques il doit limiter sa production à une époque de pénurie alimentaire mondiale. Cela me semble complètement insensé.

« Présentatrice d’Al Jazeera » : Une partie du plan néerlandais consiste à racheter des exploitations agricoles considérées comme polluantes.

Jan van der Wind, agriculteur : Le ministre parle de paquets d’indemnités de licenciement extrêmement attrayants. C’est une déclaration ridicule.

Andy Palmen, directeur de Greenpeace Pays-Bas : Le gouvernement devrait forcer les agriculteurs à arrêter. Cela doit être fait maintenant, et ce sera douloureux. Il faut dire aux agriculteurs : « Vous devez arrêter, et nous vous retirerons votre licence. Nous vous indemniserons, mais vous devez arrêter. »

Manifestations d’agriculteurs dans le centre des Pays-Bas

Présentatrice : Ils ont beaucoup de questions sur leur avenir. C’est pourquoi ils veulent quelques réponses de la part du gouvernement. Que va-t-il nous arriver ? Les groupes environnementaux ont demandé plus de coupes, plus de bétail doit disparaître.

Jos Ubels, vice-président de « Farmers Defence Force » (= groupe de pression néerlandais pour les agriculteurs) : Ils utilisent le narratif de l’azote pour se débarrasser de nous, mais en réalité nous apportons une contribution très importante. Nous nourrissons les Pays-Bas, nous nourrissons une grande partie de l’Europe. La population augmente, la consommation augmente, mais il faut réduire la production ? C’est totalement illogique…

Sietske Bergsma, commentatrice politique (Wikipedia NL : Sietske Bergsma est une journaliste néerlandaise. Elle est connue pour ses chroniques d’opinion dans ThePostOnline. Elle produit également des chroniques vidéo et des interviews) : Ils nous privent de sécurité, et bien sûr, ils ont toutes ces idées sur l’endroit où nous pourrions trouver notre nourriture à l’avenir, mais c’est tout sauf rassurant.

Présentatrice « d Al Jazeera » : Et si les gens étaient simplement encouragés à manger moins de viande ou de produits laitiers ?

Bill Gates et de grands noms d’Hollywood font pression pour qu’on mange des insectes afin de lutter contre le changement climatique. Les insectes sont riches en protéines et pourraient remplacer la consommation élevée de viande de bœuf, de poulet et de porc. Les critiques de la consommation de viande affirment que l’élevage de ces animaux contribue à la pollution de l’environnement.

Présentatrice « d Al Jazeera » : Et comme le monde essaie de réduire les polluants pour sauver la planète, cela pourrait affecter les sources d’alimentation des gens.

Rypke Zeilmaker, journaliste environnemental et indépendant (RypkeZeilmaker, né en 1975, est spécialisé dans la nature et les sciences et photographe de la nature humaine) : L’intention semble si grande. Tout le monde veut sauver la planète, la Terre. Génial, génial, génial. C’est comme « louer Dieu » : louer Dieu, c’est toujours génial. Mais quand on regarde les conséquences, cela signifie seulement qu’on rend tout beaucoup plus cher, qu’on détruit la classe moyenne, qu’on appauvrit encore plus la classe inférieure et qu’il ne reste qu’une petite élite et ses réseaux.

Prof. Ralph Schöllhammer (professeur assistant de sciences politiques et d’économie politique à l’université Webster de Vienne) : « The Bolt Report » – Le plan de rachat controversé et approuvé par l’UE

Il y a eu un membre de la Banque d’Angleterre qui a déclaré ouvertement dans une interview : « Nous devons accepter le fait que nous serons plus pauvres à l’avenir. » Eh bien, c’est facile à dire. Mais si nous regardons l’histoire des révolutions, qu’elles soient anciennes ou plus récentes, cela commence ainsi. Les gens n’acceptent pas pour toujours l’idée qu’ils deviennent de plus en plus pauvres et que leurs enfants vivront plus mal qu’eux. À un moment donné, cette colère se retourne contre le système politique. Greenpeace estime que l’indemnisation des agriculteurs sur une base volontaire n’aboutira pas à une réduction suffisante de l’azote.

Les ministres et les représentants des grandes organisations de protection de la nature, telles que Greenpeace, la Protection des oiseaux et la société de protection Natuurmonumenten, discuteront des plans relatifs à l’azote.

Responsable d’ONG : Le problème ne cesse de s’aggraver, il faut donc absolument faire quelque chose. Présentateur : Des agriculteurs en colère manifestent dans plusieurs endroits du pays. Présentatrice : Les agriculteurs aussi s’activent aujourd’hui. En ce moment, le pont près de Rhenen est bloqué…

Tjeerd de Groot, membre du Parlement néerlandais : Le fumier néerlandais est composé d’ammoniac, une forme d’azote qui est mauvaise pour l’environnement, mauvaise pour la nature.

Prof. Han Lindeboom, spécialiste de l’environnement : Ils ont expliqué que l’azote était le principal problème. Non. Je suis un expert en azote et j’ose affirmer que ce n’est pas vrai.

Azote 2000 – Le combat des agriculteurs néerlandais

Présentatrice de « GBN Live » : Nous vivons actuellement une nouvelle révolution technologique, n’est-ce pas ? Et ce, sous le couvert du changement climatique. Alors on leur dit : « Changez ceci ou cela, rendez cela plus écologique, vous détruisez la terre. » Mais en réalité, ce n’est que plus de capitalisme. Et cela prive de nombreuses personnes dans le monde de leur identité nationale, en l’occurrence surtout les paysans.

« Un documentaire Big Picture », réalisé par James Patrick

Jos Block, agriculteur : Tous ceux qui pensent aux Pays-Bas pensent aux moulins à vent, aux sabots, au lait, au fromage…

Jos Ubels, vice-président de « Farmers Defence Force » (= groupe de défense des intérêts des agriculteurs en néerlandais) : Notre pays est marqué par l’agriculture. Nous sommes célèbres pour marcher en sabots. Et nous sommes aussi très célèbres pour notre production de fromage et de lait.

Sietske Bergsma, commentatrice politique (Wikipedia NL : Sietske Bergsma est une journaliste néerlandaise connue pour ses chroniques d’opinion dans ThePostOnline. Elle produit également des chroniques vidéo et des interviews) : Nous avons environ, je crois, 60 000 agriculteurs aux Pays-Bas. Même quand on vit en ville, comme à Amsterdam ou à Rotterdam, tout le monde peut voir des vaches, juste à cinq minutes en voiture ; on voit des terres agricoles. Je veux dire que c’est tellement ancré dans notre société, dans notre mode de vie, que les agriculteurs font partie de notre culture. Tout le monde a quelqu’un dans sa famille qui a été paysan.

Jos Block, agriculteur : C’est mon père. Mon père a acheté la ferme de son père. Son père a donc commencé au tout début du siècle dernier. Après 30 ou 40 ans, j’ai acheté la ferme de mon père. Et maintenant, je suis le paysan de cette ferme.

Prof. Han Lindeboom, spécialiste de l’environnement : Le point de vue du gouvernement est que nous avons un gros problème avec la nature. Et qu’en raison de la réglementation européenne, nous devons sauver la nature. Et maintenant, ils veulent résoudre le problème en supprimant simplement un grand nombre de fermes.

Jos Ubels, agriculteur : L’impulsion principale de notre mouvement a été que Tjeerd de Groot, l’un des leaders du D66, a eu l’idée d’annoncer à haute voix dans les médias que le meilleur plan pour les Pays-Bas était de supprimer la moitié des animaux. Il voulait donc éliminer la moitié du cheptel des Pays-Bas.

Tjeerd de Groot, membre du Parlement néerlandais : Nous sommes le deuxième plus grand parti des Pays-Bas. Et nous avons vraiment négocié avec d’autres partis plus conservateurs un nouveau chapitre de la politique agricole néerlandaise.

Jos Ubels : En 2019, ils ont déclaré publiquement qu’ils voulaient se débarrasser de la moitié des agriculteurs, de la moitié des animaux et de la moitié des exploitants. Lorsque cette injustice devait être imposée aux agriculteurs néerlandais, de nombreuses personnes se sont levées.

Eté 2019 Présentatrice : Des milliers d’agriculteurs néerlandais manifestent avec leurs tracteurs contre le gouvernement.

Jos Ubels, agriculteur : On parle en public de supprimer la moitié des fermes aux Pays-Bas, parce que ce serait bon pour la nature. Mais c’est totalement absurde.

Wybren van Haga, Membre du Parlement néerlandais : C’est une connerie absolue ; une arnaque. C’est… C’est faux, c’est une fausse idéologie.

Tjeerd de Groot : Pour restaurer la nature, l’azote doit être réduit de 50 % d’ici 2030. Et c’est énorme. Pour les agriculteurs, c’est évidemment énorme.

Jos Ubels, agriculteur Sur 28 000 exploitations d’élevage, vous voulez fermer 11 000 fermes et 8 000 à 10 000 autres doivent réduire leur production.

Seules 7 000 fermes ne sont pas touchées

Sietske Bergsma : Les effets de cette politique de l’azote sont dévastateurs. On ne peut pas voir les choses autrement, je crois.

Le bon sens paysan est absent de la politique de ce pays ! – Avec Rutte et Kaag à la tête, la corde est passée autour du cou des vaches. Laissez les agriculteurs tranquilles ! Ce cabinet passe sur des cadavres !

Sietske Bergsma :
Il a été présenté si rapidement que les agriculteurs ont dû répondre immédiatement à ces exigences folles et impossibles, vraiment. Et ces exigences ont eu pour conséquence qu’ils ont dû abandonner leurs fermes.

Jos Block, agriculteur :
Pourquoi doivent-elles partir, mes vaches ? Pourquoi faut-il fermer ma ferme ?

Tjeerd de Groot :
Notre intention est d’expliquer pourquoi cela est si important pour eux et pour la nature, mais pas de changer les objectifs de la politique. Ce n’est pas le cas. Cela n’arrivera pas.

L’azote est-il vraiment mauvais pour la nature ? 68 % de l’air que nous respirons est composé d’azote. L’organisation de protection de la nature “The Nature Conservancy” : qu’est-ce que la pollution par l’azote ?

Si la majeure partie de l’air que nous respirons est composée d’azote, comment l’azote peut-il être une source de pollution ?

Sietske Bergsma : Ce n’est pas comme un produit chimique toxique que nous devrions éradiquer.

Prof. Han Lindeboom : L’azote est un composé totalement naturel dans la nature. Sans azote, nous n’existerions pas.

Sietske Bergsma : L’azote est également nécessaire à la croissance des choses.

Planet Natural : Connais ton engrais

Ce sont les trois macronutriments qui sont importants pour la croissance des plantes. L’azote, le phosphore et le potassium. L’azote vient en premier, car il est responsable du maintien de la verdure des plantes, raison pour laquelle les engrais pour gazon ont un pourcentage d’azote élevé.

Pourquoi les gouvernements néerlandais et européen déclarent-ils une pollution à l’azote ?

Simon Upton (ancien homme politique néo-zélandais et responsable parlementaire de l’environnement) :
La gestion de l’azote fait partie intégrante de la politique environnementale de nombreux pays.

Anna Engleryd (conseillère politique suédoise principale en matière d’environnement ; présidente de l’ONU) : Les accords politiques conclus depuis 1990 ont permis de réduire considérablement les émissions d’oxyde d’azote provenant de la partie européenne de notre région.

Simon Upton (ancien homme politique néo-zélandais et responsable parlementaire de l’environnement) :
Les hotspots locaux de la pollution azotée auront besoin d’un plafond. Ils exigeront même une réduction en dessous du niveau actuel.
[hotspot, zone biogéographique, terrestre ou marine, possédant une grande richesse de biodiversité et particulièrement menacée par l’activité humaine]
Quel est le problème avec l’azote ?

Femme néerlandaise : Quels sont les dommages que peut causer l’azote ?

Quels sont les dommages ? Le fumier de vache est riche en azote et fait pousser les plantes

Femme néerlandaise :
L’azote enrichit le sol. Cela a pour conséquence que les plantes qui ont besoin de peu d’azote sont évincées par des plantes qui poussent très vite grâce à l’azote. Pensez par exemple à l’orchidée qui est envahie par les orties.

Jos Ubels, agriculteur :
L’azote n’est un problème que pour quelques plantes.

Prof. Han Lindeboom :
Et il y a certaines plantes qui n’aiment pas ça, et elles disparaissent. D’autres plantes aiment ça, et elles apparaissent. Au fond, on modifie donc la nature.

Parce que certaines plantes poussent particulièrement bien ici, elles envahissent les plantes plus fragiles, plus rares. La nature souffre notamment de la pluviométrie riche en azote.

Interviewer : Quand est-ce que quelque chose est naturel ?

Homme : Si ça peut se développer de manière largement autonome.

Interviewer : Exactement

Le gouvernement néerlandais veut cultiver des petites plantes… au détriment de leurs agriculteurs

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne :
Plutôt que de faire durer ces débats, je voudrais aujourd’hui me concentrer sur un point. Et c’est le message clair qu’un modèle de croissance basé sur les carburants fossiles est tout simplement obsolète.

Le professeur Ralph Schöllhammer :
Nous sommes gouvernés par des incompétents. Mais nous devons nous rendre à l’évidence : les générations précédentes nous ont rendus si riches que nous pouvions nous permettre d’être stupides. Mais peu à peu, nous ne sommes plus assez riches pour pouvoir nous permettre d’être aussi stupides.

Hilde Anna de Vries :
Si on considère les Pays-Bas, l’élevage est effectivement la source la plus importante. Il est responsable d’environ 65 % de toutes les émissions qui se répercutent sur nos réserves naturelles.

Wybren van Haga, membre du Parlement néerlandais :
Il y a quelques centaines d’années, nous avons abattu tous les arbres et ce qui restait, c’était des dunes de sable. Aux Pays-bas, nous sommes un pays densément peuplé et nous n’avons pas de nature. Nous avons un grand jardin.

La politique de l’azote se concentre sur les sites « Natura 2000 »

Tjeerd de Groot, membre du Parlement néerlandais :
En Europe, nous avons des zones de protection spéciales que nous appelons « Natura 2000 ». Elles ont été choisies en rapport avec les espèces ou les habitats particuliers qu’elles abritent.

Porte-parole de l’UE :
Natura 2000 est le plus grand réseau de zones protégées au monde.

Natura 2000 couvre 18 % de la surface terrestre de l’UE. Il existe 162 sites « Natura 2000 » autour des Pays-Bas.

Dans le cadre du concept de l’azote, toutes les zones naturelles protégées sont des zones Natura 2000 dans lesquelles vivent des organismes qui n’aiment pas trop l’azote. C’est le cas de 118 des 160 zones Natura 2000 aux pays-Bas.

Wybren van Haga :
Il faut peut-être revenir 25 ans en arrière, lorsque des fonctionnaires stupides sont allés voir l’Union européenne et ont dit : « Eh bien, nous avons la nature, mais notre nature, nous l’appelons dunes de sable. Et si on dépose l’oxyde d’azote sur des dunes de sable, on se retrouve avec une forêt. Je ne trouve pas ça mal. Mais on a promis à l’UE que ça resterait des dunes de sable, donc on va les garder. »

Jos Block, agriculteur :
Nous avons eu beaucoup de problèmes avec la réglementation sur l’azote parce que notre ferme est située à proximité et dans une « Natura 2000 », et c’est vraiment un problème pour nous. C’est ma terre, j’en suis le propriétaire, mais c’est aussi terre de la nature, « Natura 2000 ». Le gouvernement dit que dans cette zone, nous devons réduire de 95% l’azote qui provient du bétail.

Le professeur Han Lindeboom :
Le gouvernement harcèle beaucoup trop les agriculteurs. Ce n’est absolument pas nécessaire pour sauver la nature.

Des milliers de familles de koulaks ont été expulsées de leurs maisons. Leurs terres, leurs céréales, leurs outils de travail et leur bétail sont pillés.

Depuis combien de temps le gouvernement réglemente-t-il les agriculteurs ?

Jos Ubels, vice-président de « Farmers Defence Force » :
Après la guerre, ils ont commencé à développer l’agriculture, ils ont commencé à pousser l’agriculture à produire plus. Au début, c’était une bonne chose parce qu’ils donnaient de l’argent pour produire plus et mieux, mais maintenant ils utilisent cet argent pour nous contrôler. Par exemple, je ne peux pas choisir ce que je veux cultiver. Je dois cultiver mes plantes selon les plans du gouvernement. Et ils n’ont aucune idée de ce qu’ils font. Le 15 mai de chaque année, les agriculteurs néerlandais doivent déclarer combien de têtes de bétail ils ont, combien de champs ils ont, ce qu’ils cultivent dans les champs, quand ils récoltent, comment ils récoltent. Ils doivent indiquer quel type de vaches ils ont, ils doivent indiquer combien de vaches ils veulent avoir dans un avenir proche, combien de veaux sont nés, combien sont des mâles, combien sont des femelles. Oui, c’est aussi fou que ça. Ça n’en finit pas. Ils veulent tout savoir.

Erik Luiten, agriculteur et porte-parole d’« Agractie »

Interviewer : Et vous devez analyser le lisier.

Erik Luiten : Oui, on doit analyser le lisier.

Interviewer : Chaque fois ?

Erik Luiten : Tout le temps, tout le temps. Nous devons tout le temps analyser le lisier pour savoir quelle quantité de phosphate et quelle quantité d’ammoniaque il contient.

Interviewer : C’est fou. Vous ne pouvez pas apporter de lisier sur la ferme de votre voisin ?

Erik Luiten: Non.

Interviewer : Sans un test de laboratoire ?

Erik Luiten : C’est exact.

Interviewer : Et depuis quand faites-vous cela ?

Erik Luiten :
Bon, ça fait probablement 20 ans maintenant. C’est tellement compliqué. Ce n’est plus possible pour moi, en tant qu’agriculteur, de le déclarer. Nous devons le transmettre à une administration qui fait la déclaration pour nous.Et bon, ça coûte quelque part entre 5 000 et 10 000 euros par an. Nous ne récupérons rien en retour. Ça ne sert à rien, ça veut seulement dire plus de frais et moins de revenus pour moi en tant qu’agriculteur.

Toutes les maisons sont fouillées à la recherche de choses non déclarées. Rien n’échappe aux pilleurs. Chaque grain est collecté et emporté.

Jos Ubels, agriculteur :
Et c’est ce qu’ils utilisent comme narratif pour leurs actions. Mais notre ministère de l’azote – oui, nous avons vraiment un ministre de l’azote aux Pays-Bas. C’est drôle, mais nous en avons un.

Prof. Han Lindeboom : Oui, nous avons maintenant un ministère de l’azote depuis peu.

Wybren van Haga :
Vous riez. C’est la première fois dans l’histoire que nous avons effectivement une ministre de l’azote. Mais elle ne connaît rien à l’azote.

Christianne van der Wal-Zeggelink – Ministre de la Nature et de la Politique de l’azote

Wybren van Haga :
Elle n’a pas de formation en matière d’azote, elle n’est pas chimiste. Elle a juste pour mission de dire que nous devrions avoir une réduction de 50% de l’azote. Pourquoi ? Elle ne le sait pas. Je lui ai posé la question au Parlement, et elle n’en a pas la moindre idée. C’est amusant en soi, s’il n’y avait pas le fait que la vie des gens en dépend. La vie des agriculteurs en dépend.

Rabobank ¬– La banque de l’agriculture

Wybren van Haga :
Le rôle de la Rabobank est vraiment étrange, car la Rabobank était la banque des agriculteurs. Avant, elle soutenait et finançait les agriculteurs.

Erik Luiten, agriculteur :
Cette banque s’est excusée d’avoir prêté de l’argent aux agriculteurs. Une banque agricole, créée par des agriculteurs pour prêter de l’argent aux agriculteurs, s’est donc excusée d’avoir prêté de l’argent aux agriculteurs. C’est ridicule.

Wybren van Haga :
Mais de nombreux agriculteurs reçoivent maintenant des lettres de la Rabobank disant : « Je suis désolé, si le gouvernement met en œuvre ces plans, votre terre ne vaut absolument plus rien ». C’est une collaboration effrayante entre le gouvernement et les banques et autres entreprises.

Qui est derrière tout ça ?

Rypke Zeilmaker, journaliste environnemental (Rypke Zeilmaker (né en 1975) est journaliste indépendant spécialisé dans la nature et les sciences et photographe de la nature humaine) :
Je suis Rypke Zeilmaker, je suis un journaliste scientifique qui a enquêté pendant 10 ou 15 ans sur ce programme gouvernemental de rachat de terres agricoles au nom de la protection de la nature. Et c’est ainsi que j’ai découvert quels intérêts se cachaient derrière tout ce plan. Dans le passé, j’étais un vrai vert, un défenseur de la nature, mais je suis devenu davantage un soutien des pêcheurs et des agriculteurs, parce que j’ai vu quels intérêts se cachaient désormais aussi derrière la prétendue protection de la nature. J’ai étudié le rôle des ONG, surtout ici aux Pays-Bas. Qui sont ces ONG ? Si on regarde de plus près, on voit : Qui est leur principal bailleur de fonds ? Le gouvernement. Il ne s’agit donc pas d’ONG au sens « d’organisations non gouvernementales », mais d’une extension du gouvernement.

Des ONG font du lobbying pour l’abolition des agriculteurs, puis elles deviennent les gestionnaires de la terre

Jos Ubels, agriculteur :
Je fais la même chose que les organisations de protection de la nature aux Pays-Bas. Pourquoi mes vaches doivent-elles partir ? Pourquoi faut-il arrêter ma ferme ? Ensuite, quelques autres vaches reviennent dans cette région. Pas par un agriculteur, mais par une organisation de protection de la nature, et elles doivent manger de l’herbe. Quelle est donc la différence ? Je trouve très étrange qu’un agriculteur n’a pas le droit de le faire et qu’une ONG de protection de la nature puisse faire la même chose que moi et qu’il n’y ait alors aucun problème d’azote.

Rypke Zeilmaker, journaliste indépendant :
Mais que font ces ONG pour ces gens ? Elles font constamment un sujet politique de quelque chose qui n’est que dans l’intérêt de 1 %. Ils utilisent les ONG, ils les gavent d’argent pour promouvoir une politique qui n’intéresse pas du tout 99 % de la population. Toutes les subventions aux ONG doivent être supprimées.

Le gouvernement a créé un fonds de 25 milliards d’euros pour acheter des terres agricoles… le tout financé par l’argent des contribuables !

Rypke Zeilmaker, journaliste indépendant :
Le gouvernement a annoncé qu’il allait transformer 150 000 hectares supplémentaires de terres arables. Ils vont utiliser 25 milliards d’euros de l’argent des contribuables pour racheter à nouveau des terres arables sous la bannière de l’azote.

Wybren van Haga :
Oui, nous avons un fonds azote qui représente 25 milliards et nous avons un fonds nature qui représente 35 milliards d’euros.

Intervieweur : Comment cela va-t-il être dépensé ?

Tjeerd de Groot, membre du Parlement néerlandais :
Eh bien, il servira à racheter les agriculteurs qui souhaitent arrêter et à fournir une assistance technique pour permettre des innovations visant à réduire les émissions d’ammoniac. Mais aussi pour un meilleur entretien et une meilleure gestion de nos espaces naturels.

Wybren van Haga :
Et voilà que nous gaspillons soudain des milliards et des milliards pour un cauchemar.

Tjeerd de Groot :
C’est à cause de la grande quantité d’animaux sur une très petite surface que nous avons ce problème d’ammoniac. L’idée est que notre nature doit être restaurée à l’aide de réglementations, de réglementations européennes.

Prof. Han Lindeboom, spécialiste de l’environnement :
La vraie raison est qu’il existe des règles européennes auxquelles nous devons nous conformer. C’est une autre histoire de savoir si nous les avons interprétées correctement. Mais il y a des règles.

(Viol de l’Europe, statue devant le bâtiment de l’UE)

Han Lindeboom :
Si nous ne nous y conformons pas, nous aurons des amendes de l’UE et de graves problèmes.

Wybren van Haga :
Parce que nous avons fait cette promesse sacrée à l’UE, nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation où nous devons mettre nos agriculteurs à genoux.

Tjeerd de Groot:
Le gouvernement doit faire ce que le gouvernement doit parfois faire, et c’est douloureux. Mais il y a aussi 25 milliards d’euros pour les petits pays comme les Pays-Bas, afin de permettre aux agriculteurs de vivre mieux et d’aider la nature.

Les ouvriers d’usine, au nombre de 25 000, sont recrutés comme exécutants. Ils reçoivent un pistolet et un cours accéléré sur la collectivisation forcée des entreprises. Le porte-parole de Staline, Lasar Kaganowitsch, encourage ces soi-disant 25 000 personnes à viser une collectivisation à 100%.

Sietske Bergsma :
Ils avaient une loi qui disait que les agriculteurs devaient réduire de 49 % les émissions d’azote. Mais notre Parlement n’a pas encore pris de décision à ce sujet. Mais ils ont même augmenté ce chiffre à 75%. Cette loi n’est même pas démocratique.

Wybren van Haga :
Lors des dernières élections, personne n’a voté pour.

Sietske Bergsma :
Depuis quelques années, il est clair que le gouvernement veut réduire les émissions d’azote et voudrait surtout que ce soient les agriculteurs qui participent et non l’industrie.

Prof. Han Lindeboom :
Les travaux de construction produisent également de l’azote.

Jos Block, agriculteur :
Vous y verrez deux cheminées. Ces deux cheminées viennent de la briqueterie. On a besoin de la briqueterie parce qu’on veut construire des maisons. Si on doit réduire l’azote et qu’on dit que nous devons réduire fortement l’azote, il faut voir où on peut réduire l’azote. Si vous construisez une nouvelle maison, vous avez besoin de briques.

Jos Ubels, agriculteur :
Le but des mesures, des lois qu’on essaie de nous imposer maintenant, c’est d’utiliser le narratif «réduire les émissions», mais en réalité, on veut nos sols et nos terres.

25 % de la planète est utilisée comme pâturage pour le bétail
PBS : Danger et promesse – le défi du changement climatique

Beaucoup de gens aiment manger du bœuf, mais parmi presque tous les aliments que nous mangeons, c’est aussi celui qui a le plus d’impact sur l’environnement. Je ne sais pas si vous avez déjà vu une vache de près, mais elle est énorme. Il faut donc beaucoup de nourriture de vache pour produire autant de vache

La plupart des vaches mangent de l’herbe, pas des céréales
… et beaucoup de terres pour produire toute cette nourriture pour les vaches. Plus d’un quart de la surface totale de la terre est utilisé pour nourrir ces vaches.

Interview de Bill Gates par CNN :

Bill Gates: Personne ne sait vraiment comment s’en débarrasser.

Interlocuteur : … Comment empêcher les vaches de péter ?

Bill Gates: Exactement!

TRT World : Pets de vache et changement climatique

Les vaches rotent et pètent beaucoup. Et cela a un impact sur le changement climatique.

Bill Gates :
Ce que nous devons atteindre, c’est 0 (%). S’il s’agissait d’une réduction de 50%, on pourrait dire : OK, laissez les vaches tranquilles. Nous essayons d’empêcher la température de continuer à augmenter. Il faut descendre à zéro. Dans le cas contraire, la température continuera à augmenter.

Toute cette propagande anti-vaches a-t-elle pour but de contrôler les terres ?
Mark Moss : Bill Gates achète secrètement des terres agricoles

Bill Gates a secrètement racheté les terres agricoles américaines et est désormais le plus grand propriétaire de terres agricoles aux États-Unis.

Investissement dans des terres agricoles
Bénéfice de la location
Philanthropie ou monopole ?

CNBC : Pourquoi Bill Gates achète des terres agricoles américaines

En 2020, Bill Gates a fait la une des journaux en devenant le plus grand propriétaire privé de terres agricoles aux États-Unis.

Wybren van Haga:
Les agriculteurs sont dans le collimateur. Et pourquoi les agriculteurs sont-ils pris pour cible ? Parce qu’ils ont des terres

Erik Luiten, agriculteur et porte-parole d’ « Agractie» :
Ils doivent construire des maisons. Ils doivent construire des usines. Ils doivent construire des autoroutes. Et pour cela, ils ont besoin des terres des agriculteurs. Et ils veulent que ce soit le moins cher possible.

Wybren van Haga :
Nous avons besoin d’un million de logements. Pour résoudre ce problème, l’État a besoin de terres. Et quoi de plus simple que d’expulser nos paysans ?

S’agit-il vraiment d’azote ?
Si oui, existe-t-il des « solutions » ?
Agriculture Cargill : capturer les rots des vaches

Le géant de l’agroalimentaire Cargill prévoit de vendre des appareils portables destinés à réduire les émissions de méthane des bovins.

Porte-parole de « Hanskamp » :
Les vaches produisent des émissions d’azote. Mais comment peut-on les réduire ? Il s’agit entre autres des émissions d’ammoniac. De nombreuses entreprises travaillent au sol avec des laveurs d’air, etc. Il y a une possibilité que la vache urine spontanément si on frotte le nerf ici – un réflexe nerveux naturel qui fait que la vache urine immédiatement. Nous avons développé un produit unique : « Les toilettes pour vaches de Hanskamp ».

Le professeur Han Lindeboom :
Nous avons un problème. Et nous devons le résoudre.

Jos Block, agriculteur :
Il existe une multitude de solutions pour réduire l’azote.

Le professeur Han Lindeboom :
Si nous changeons par exemple l’alimentation des vaches et des poules, et aussi des porcs – mais c’est une autre histoire -, nous pouvons facilement réduire la quantité d’ammoniac de 30, voire 40 pour cent. Ce qui est nécessaire, c’est donc une agriculture innovante. Et je ne veux pas dire tout de suite que nous ne pouvons pas le faire, car nous le pouvons.

Wybren van Haga :
Certains agriculteurs ont même dit : « D’accord, si l’azote est le problème, si la nature est le problème, alors je vais me débarrasser de mon bétail. Mais vous n’aurez pas mes terres ! » Et l’État a dit : « Non, non, non, non, non. Ce n’est pas le problème. Nous voulons votre terre ».

Jos Ubels, agriculteur :
Les agriculteurs les gênent. Et ils veulent se débarrasser de nous. Mais nous ne les laisserons pas faire.

Sietske Bergsma :
Ils souffrent vraiment. Ils ont vraiment l’impression qu’ils n’ont absolument aucune autre possibilité.

Wybren van Haga :
Je crois que six agriculteurs se sont effectivement suicidés par pendaison à cause de cette nouvelle politique.

Sietske Bergsma :
J’espère que plus de civils néerlandais, y compris des citadins, participeront à leurs actions et protestations, afin qu’ils ne soient pas obligés de le faire seuls.

Jos Ubels, agriculteur :
Tous les jours, on peut lire dans les journaux que certains médias – surtout les médias gouvernementaux – essaient de dire que nous perdons le soutien de la population. Si vous allez dans le centre d’Amsterdam et que vous voyez des gens qui ne lisent que la propagande gouvernementale, ils n’ont rien à voir avec les agriculteurs parce qu’ils achètent leur nourriture au magasin et c’est tout. Ils n’ont aucun lien avec les fermes.

Fier d’être agriculteur

ORGANISATION MONDIALE DE LA DEFENSE DES DROITS ET MEMOIRES DES HEBREUX YISRAELITES DEPORTES ET LEURS DESCENDANTS

Jos Ubels, agriculteur :
Mais si vous demandez au reste des Néerlandais qui vivent dans des zones rurales, ils soutiennent beaucoup les agriculteurs. On le voit au fait que tous les drapeaux sont à l’envers, c’est un appel de détresse. On met le drapeau néerlandais à l’envers. Et si vous traversez les Pays-Bas, vous pouvez le voir partout.

Sietske Bergsma :
Ils voulaient montrer leur désespoir. C’est un symbole de détresse. Et ils les ont accrochés à des lampadaires. Ils les ont placés devant leur porte. Je pense qu’il s’agit de montrer aux gens qu’ils doivent se serrer les coudes pour lutter contre cette tyrannie.

Interviewer : Quelle est la signification du drapeau à l’envers ?

Tjeerd de Groot, membre du Parlement néerlandais :
C’est un drapeau qui indique qu’on se trouve dans une situation d’urgence. Ça vient du secteur des navires et des bateaux. Ça vient du secteur maritime. C’est plus approprié.

Interviewer : Oh, c’est ce que devraient faire les navires en détresse ?

Tjeerd de Groot :
Oui, c’est la manière traditionnelle de faire savoir qu’il y a une urgence.

Interviewer : Pensez-vous qu’il s’agit d’une urgence ?

Tjeerd de Groot :
Oui, c’est tout à fait une situation d’urgence.

Interviewer :
Mais je suppose que vous avez des opinions différentes à ce sujet ?

Tjeerd de Groot :
Nous avons des opinions différentes.

Jos Ubels, vice-président de « Farmers Defence Force » (=défense des intérêts des agriculteurs) :
Ils utilisent un prétexte pour imposer leur agenda et leur idéologie.

Sietske Bergsma, commentatrice politique :
Sous couvert de démocratie et de libéralisme, ils nous privent de nos droits. Et la plupart des gens trouvent ça acceptable parce qu’ils se sentent d’une certaine manière responsables, parce que c’est tellement progressiste de se préoccuper du climat. Ils sont donc prêts à sacrifier leur propre bien-être.

Wybren van Haga :
Même les personnes éduquées n’ont souvent pas le bon sens de se demander si ce que dit tel fonctionnaire du gouvernement, tel ministre, est vrai. Eh bien, très souvent, ce n’est pas vrai…

Sietske Bergsma :
Notre ministre du Climat a déclaré lors d’une émission télévisée : « L’azote est comme une couverture toxique qui recouvre la nature et empêche les plantes de pousser. » Ce n’est pas une explication scientifique pour l’azote.

Wybren van Haga :
Tout cela est inventé pour créer une atmosphère de peur. Et une fois que les gens ont peur, on peut faire avec eux ce qu’on veut.

Sietske Bergsma :
Beaucoup de gens, la masse je dirais, aiment qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire pour se sentir en sécurité. Nous avons payé un prix très, très élevé pour cela, car nous avons renoncé à toutes nos libertés pour nous sentir en sécurité. De toute évidence, cette sécurité est également très factice, car on ne peut pas être en sécurité sans être libre. Il ne s’agit pas de sauver la planète, mais du contrôle par le gouvernement, car c’est ce qui se passe en réalité.

Wybren van Haga :
Nos valeurs fondamentales ont toutes été construites sur le fait que l’individu détermine sa propre vie et est responsable de ses enfants, de sa femme et de sa maison. On détermine sa propre vie, que l’on meure ou que l’on vive, on le fait soi-même. Et la transition que nous effectuons est celle de la liberté de l’individu vers un type de structure collectiviste ou marxiste ou communiste ou socialiste. Nous sommes dans cette transition mais nous dormons ; nous sommes dans cette révolution tranquille et je trouve ça très effrayant.

NOS : Fondation néerlandaise pour la radio et la télévision Plan azote 2030
Le plan azote 2030 : moins d’azote
Le plan azote stipule qu’il doit y avoir beaucoup moins d’azote aux Pays-Bas en 2030. Trop d’azote n’est pas bon pour la nature.
Teo Wams, directeur de « Natuurmonumenten » :
La consigne est de réduire les émissions d’azote, et de les réduire considérablement. Peut-être que certains agriculteurs devront abandonner leur exploitation, mais beaucoup plus d’agriculteurs devront simplement modifier leur exploitation afin de la rendre plus respectueuse de la nature.

Sietske Bergsma :
De nombreux agriculteurs, mais aussi tout simplement les citoyens néerlandais, se rendent compte que cette crise de l’azote, ou la crise climatique en général, repose sur des modèles frauduleux.
La politique de l’azote est basée sur des modèles informatiques


Femme néerlandaise :
L’azote se présente sous forme de différents composés, et l’ammoniac est l’un d’entre eux. Il y a beaucoup d’ammoniac libéré par l’agriculture et le fumier des animaux, qui se disperse dans l’air et retombe ensuite dans la nature.
La nature souffre notamment de l’élimination de l’azote.
Souffre-t-elle ? Les modèles partent du principe que l’azote se déplace d’une ferme à l’autre.

Wybren van Haga :
Les gens qui s’y connaissent vraiment, les professeurs dans ce domaine, ont dit que nous devrions rejeter ce modèle. Ce modèle devrait disparaître de la scène le plus rapidement possible.
Prof. Han Lindeboom, spécialiste de l’environnement :
Alors, ça c’est mon bureau. J’ai beaucoup travaillé en mer du Nord. J’ai travaillé dans l’Antarctique. Et ici, vous me voyez avec le roi et la reine, à l’époque encore prince et princesse. Et ici, vous me voyez avec l’ancienne reine, où je reçois une médaille d’honneur pour les arts et les sciences.

Interviewer : Et quel est votre domaine d’expertise ?

Prof. Han Lindeboom :
Je suis un chercheur en écologie marine. Je suis un écologiste marin, j’étudie donc le système dans son ensemble. Et mon sujet principal est l’homme et la mer. Quand j’ai pris ma retraite, je suis devenu membre d’un parti politique néerlandais.
Et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser à l’azote. Et j’ai dit : « Eh bien, les données ne sont pas correctes, et nous devrions faire quelque chose. »
En outre, je pense qu’on surestime les dommages causés à la nature par l’azote. Il y a un problème, mais il n’est pas aussi grave qu’ils le disent tout le temps. L’idée de ces personnes est qu’il y a des problèmes partout, donc que nous devons les résoudre partout. Et il y a cette croyance religieuse selon laquelle si on libère ces composés azotés à un endroit précis, ils se répandront dans tout le pays. Mais ce n’est pas vrai. Et ainsi, on a une autre vision des choses. Et puis il y a un modèle. Ils ont construit un modèle qui est assez bancal. Ils disent que le modèle de l’azote n’est pas adapté pour calculer les choses qu’on veut analyser. On peut l’utiliser afin d’analyser où les problèmes pourraient se situer, et comme outil scientifique pour mieux comprendre les processus. Mais ce modèle n’est absolument pas capable de calculer les données sur lesquelles ils basent leurs mesures concernant les agriculteurs. C’est du pipeau. A part moi, quelques autres personnes ont écrit ici leur déclaration selon laquelle ce modèle n’est pas adapté aux calculs qu’ils font. Et que les données elles-mêmes présentent une dispersion de 95% à certains endroits. Et ensuite, on utilise ces données pour dire à un agriculteur qu’il doit disparaître. A mon avis, on ne peut pas suivre ce chemin pour résoudre le problème.

Les modèles environnementaux sont notoirement erronés
Prof. Han Lindeboom :
Si le résultat d’un modèle correspond à ce que je constate sur le terrain, c’est une coïncidence, car l’année suivante, ce sera totalement différent.
Interviewer : Alors pourquoi utilisons-nous ce modèle?

Prof. Han Lindeboom :
Parce qu’il nous permet de connaître les différentes voies par lesquelles le système peut se développer. Il peut donc en fait nous montrer comment les processus fonctionnent. Ces modèles sont assez efficaces pour tester des théories. Mais si on y met de la merdouille, de la merdouille en sortira. C’est ce que nous avons dit. Et nous avons déjà de gros points d’interrogation. Et le principal problème est que le gouvernement accorde du crédit aux données de ce modèle et les utilise pour sa politique, y compris la suppression d’agriculteurs.

Sietske Bergsma :
Nous sommes en train de discuter sur le fait que nous allons dire adieu à nos agriculteurs. Je pense que c’est une période très, très triste et inquiétante.

Wybren van Haga :
A mon avis, ce sont des gens qui travaillent dur. Ils paient des impôts. Ils travaillent leur terre, depuis parfois 10 ou 15 générations. Mais maintenant, tout semble avoir changé : « Les agriculteurs sont mauvais. Ils produisent des déchets. Ils détruisent notre nature. Ils maltraitent leurs animaux ». Et tout à coup, ils doivent disparaître. Il y a vingt ans, on n’aurait jamais imaginé que ça puisse arriver. Nous étions fiers de nos agriculteurs. Les agriculteurs néerlandais étaient les meilleurs du monde, et ils le sont toujours.

Jos Block, agriculteur :
Je pense qu’il est très important que les journalistes, par exemple, considèrent toutes les facettes de l’histoire. Les journalistes néerlandais ne racontent pas tous la bonne histoire ou l’histoire dans son ensemble. Ils ne prennent que les éléments qui leur conviennent. Et comme ils ne choisissent qu’une partie de l’histoire, les Néerlandais ont une fausse image de ce qui se passe.

Sietske Bergsma :
Il est totalement aberrant de vouloir véritablement sacrifier le savoir de nos agriculteurs néerlandais. Ils font partie des meilleurs au monde.

Erik Luiten, agriculteur et porte-parole d’« Agractie » :
Si les gouvernements éloignent les agriculteurs en les achetant, loin de leurs champs, loin de là où ils vivent, ils ne reviendront plus jamais. Ils font donc une grave erreur. Et je pense que dans dix ans ou plus, les politiques diront : Que s’est-il passé en 2022 ? Pourquoi tous les agriculteurs ont-ils disparu ? Et la nature n’aura pas changé pour autant.

Jos Ubels, agriculteur:
Nous détruisons cela. Si nos fameuses vaches de qualité ne figurent plus que sur les photos, nous cassons la colonne vertébrale de notre pays. Et un jour, tout le monde aura faim et fera faillite.

Tjeerd de Groot :
Nous voulons aussi changer l’économie, de sorte que les agriculteurs puissent obtenir un meilleur revenu avec moins d’animaux. La viande est beaucoup trop bon marché.

Interviewer : La sphère politique augmenterait-elle les prix de la viande et du lait ?
Tjeerd de Groot : Probablement.

The Economist : Allez-vous bientôt manger des insectes ?
D’ici 2050, il y aura 10 milliards de personnes à nourrir. L’agriculture et la consommation d’insectes contribueront-elles à résoudre l’un des plus grands défis du 21e siècle ?

Vanity Fair : Nicole Kidman mangeuse d’insectes

Nicole Kidman :
Je suis ici pour dévoiler mon talent caché : Je mange des micro-organismes, des vers de maïs. Ils sont encore vivants. Et voilà, regardez. Quelques vers de farine. Je vous le dis, je pourrais gagner dans l’émission « Survivor ».

Rypke Zeilmaker, journaliste (environnemental) indépendant :
Il ne s’agit pas de protéger la nature. Seuls ceux qui ont acquis le plus d’argent dans ce processus auront le pouvoir. Il s’agit de contrôler les ressources qui sont entre les mains de quelques-uns. Regardez le pouvoir des ONG. Qui soutiennent-elles vraiment ? Qui leur injecte de l’argent ? Ce sont toujours le gouvernement et les milliardaires qui le font.

Femme politique :
Une liste de souhaits des ONG semblait être la base du plan azote. La ministre a écrit à ce sujet aujourd’hui qu’elle avait fait des recherches pour trouver les meilleurs sites possibles pour les sites Natura 2000. Un message WhatsApp a révélé que la ministre avait reçu une demande confidentielle de LNV, une ONG.

Rypke Zeilmaker, journaliste indépendant :
C’est exactement cela qui se passe entre le gouvernement et les ONG. Jusqu’à un certain point, on peut acheter l’opinion publique, acheter ces ONG. C’est ce qui se passe réellement aux Pays-Bas, mais aussi aux États-Unis.
Bloomberg : L’UE approuve le plan néerlandais de rachat des agriculteurs pour réduire les émissions.

Michael Heaver, ancien politicien britannique :
Nous venons de voir que Bruxelles a approuvé ce projet du gouvernement néerlandais de racheter les exploitations d’élevage pour réduire les émissions d’azote. Mais écoutez ça : Une partie de l’accord stipule que les agriculteurs ne peuvent plus pratiquer l’agriculture nulle part dans l’UE.

Sietske Bergsma :
Il faut commencer par en parler, s’organiser et peut-être même atteindre des gens dans d’autres pays. Car il ne s’agit pas d’un problème néerlandais, mais d’un problème mondial.

Interlocuteur de SkyNews :
Le Canada suit apparemment la même voie maintenant. Le gouvernement canadien de Justin Trudeau veut maintenant imposer à nouveau des restrictions drastiques aux agriculteurs en raison du changement climatique, et ce à nouveau sous le prétexte de l’azote, afin de limiter la production alimentaire. Cela me semble tout simplement être une folie absolue.

Porte-parole de RTC News :
Ce n’est rien de moins que l’avenir de l’agriculture irlandaise qui est en jeu. Le pas vers une réduction de 51% des émissions.
Beaucoup de politiciens parlent d’objectifs d’émissions de carbone et qu’il n’y aura pas d’abattage forcé, mais nous ne voyons pas cela. Nous constatons qu’ils abattent les animaux en passant par la « petite porte », même si c’est par le biais du règlement sur les nitrates.

Kevin O’Leary, homme d’affaires, investisseur, journaliste et vedette de télévision canadien :
Je ne sais pas comment nous avons été politisés lorsqu’il s’agit de deux des choses les plus importantes dont on a besoin pour prospérer. Il faut de la nourriture et de l’énergie. Personne ne le conteste, et pourtant elles deviennent des motifs très partisans.

GB News :
Nous sommes sous l’emprise d’une psychose commune, qui s’exprime surtout par le fait que nous cherchons à nous opposer à tout ce qui rend la vie civilisée possible.

John Kerry :
L’agriculture contribue à environ 33% de toutes les émissions du monde. Nous ne pouvons atteindre le zéro absolu. Nous n’y parviendrons pas si l’agriculture n’est pas mise au premier plan comme partie de la solution.

Présentateur de Global News :
Ce soir, il y a une mise en garde pressante contre un gaz à effet de serre appelé oxyde d’azote.

L’oxyde d’azote accélère le changement climatique
Dans l’atmosphère, l’effet de réchauffement est cent fois plus important que celui du dioxyde de carbone. Il provient de l’azote contenu dans les engrais agricoles utilisés dans le monde entier pour augmenter le rendement des cultures.

Présentateur d’« Al Jazeera » :
Pollution par l’azote : les émissions ont augmenté de 30% au cours des 40 dernières années. Les émissions d’azote doivent être réduites de 50% pour éviter des dommages climatiques.
Les experts de l’ONU ont conclu que le monde devait réduire de moitié les émissions d’azote pour éviter des conséquences catastrophiques.

Rypke Zeilmaker, journaliste indépendant :
Il ne s’agit que de peur. Il s’agit que les gens craignent l’avenir pour qu’ils approuvent une politique qu’ils n’approuveraient jamais à froid.
GBNews.UK
Protestations des agriculteurs néerlandais – La campagne contre les propositions du gouvernement se poursuit

Prof. Ralph Schöllhammer :
Dans le monde occidental, nous sommes de plus en plus en guerre contre tout ce qui rend la vie moderne possible. Ce sont les agriculteurs aux Pays-Bas. Ce sont les vaches en Irlande. C’est l’exploitation minière en Grande-Bretagne. C’est l’énergie nucléaire en Allemagne. Cela fait partie d’un tableau plus large. Tout sert de prétexte au mouvement climatique, au mouvement vert. A peu près tout ce qui rend la vie moderne possible est attaqué. Mais au lieu d’essayer de riposter dans un front uni, nous sommes divisés en ces petits groupes de combat qui ne s’unissent jamais pour aborder le thème idéologique plus large qui, à mon avis, trouverait un grand écho dans tout l’Occident si seulement nous pouvions trouver un moyen de l’organiser exactement de la même manière.
Jos Ubels, agriculteur

Nous protégerons nos agriculteurs de toutes les manières possibles, et à tous les niveaux. Au niveau européen, au niveau mondial. Je protégerai l’agriculture. Je protégerai notre vie libre, parce que je veux que mes enfants aient la même vie libre que moi.
Car si nous permettons que cela arrive à nos agriculteurs néerlandais, cela arrivera prochainement à la population civile. Ils leur prendront leurs maisons. Ils décideront où ils ont le droit de vivre, comment ils peuvent vivre et comment ils doivent vivre leur vie. Et ça, c’est très dangereux.

Et ce n’est pas ce genre de pays que je veux, ce n’est pas ce monde-là que je veux. C’est pourquoi je me bats pour cette cause.
Ce n’est que le début : le contrôle social – au nom de l’environnement
Pour les paysans qui restent, tout est meilleur que ce qu’ils ont vécu. Beaucoup se portent volontaires pour rejoindre les collectifs et cèdent à l’État leur bétail, leurs outils, leur maison et leurs terres. Staline lui-même imagine un plan pour subventionner les frais de fondation des collectifs avec les biens séculiers des nouveaux membres.

Réalisation : James Patrick
Production : Kelly Gallagher
Montage : James Patrick, Matt Low, Paul Demonte
Son : Ingmar Beyer
« Nitrogen 2000 – La lutte des agriculteurs néerlandais »
Un documentaire « Big Picture »

Sources / Liens :
« Azote 2000 – La lutte des agriculteurs néerlandais »
Un documentaire « Big Picture »
https://bigpicture.watch/product/fund-nitrogen-2000

Source : Kla Tv

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