La carte créée par Maurice Gomberg en 1942, intitulée « Outline of the Post-War New World Map ». Cette carte spéculative et utopique proposait une réorganisation mondiale après la Seconde Guerre mondiale, sous l’égide d’un « Nouvel Ordre Mondial » censé garantir la paix et empêcher de futurs conflits.
Quelques points marquants de cette carte :
- Les États-Unis agrandis : Le Groenland, le Canada, le Mexique, l’Amérique centrale et une partie des Caraïbes seraient intégrés aux États-Unis.
- L’URSS étendue : L’Union soviétique absorberait une grande partie de l’Europe de l’Est et de l’Asie.
- Un monde divisé en blocs : Le reste du globe serait réparti en grandes fédérations sous supervision internationale, comme une « Union britannique », une « Union latino-américaine », et une « Union africaine ».
- Démilitarisation généralisée : Selon la carte, seules certaines forces de police internationales seraient autorisées à posséder des armes.
Cette carte est souvent utilisée dans des discussions sur des théories du complot autour du « Nouvel Ordre Mondial », mais elle n’a jamais été un plan officiel. Elle reflète plutôt une vision personnelle d’un monde post-guerre conçu pour éviter de futurs conflits.
1. Angle Historique :
- Étudier l’origine de la carte de 1942 et son contexte géopolitique.
- Comparer avec d’autres plans similaires de réorganisation mondiale après les guerres (ex. : projets impérialistes, plans de paix post-WWII).
- Évaluer comment cette vision a influencé ou non les décisions politiques américaines.
2. Angle Politique et Géopolitique :
- Étudier la vision expansionniste des États-Unis à travers l’histoire (Doctrine Monroe, expansion vers le Pacifique, interventions militaires).
- Analyser les ambitions de Donald Trump et d’autres figures politiques concernant une intégration du Canada.
- Comprendre pourquoi certains pensent qu’une union entre le Canada et les États-Unis pourrait être bénéfique ou problématique.
3. Angle Économique :
- Comparer les systèmes économiques du Canada et des États-Unis et voir s’ils sont compatibles.
- Examiner les impacts économiques d’une éventuelle fusion des deux nations (commerce, monnaie, marchés financiers).
- Analyser les tensions commerciales actuelles entre ces pays et leur influence sur un projet d’intégration.
4. Angle Théories du Complot et Idéologies :
- Étudier comment la carte de Gomberg est utilisée dans les théories du complot sur le Nouvel Ordre Mondial.
- Voir comment des figures politiques utilisent ces idées pour influencer l’opinion publique.
- Déconstruire les mythes et réalités autour de l’idée d’un gouvernement mondial.
5. Angle Social et Identitaire :
- Examiner la perception des Canadiens et des Américains sur une éventuelle fusion des pays.
- Étudier les différences culturelles et politiques qui rendraient une intégration difficile (ex. : système de santé, contrôle des armes, multiculturalisme).
- Analyser les mouvements nationalistes au Canada et aux États-Unis en réponse à ces idées.
1. Angle Historique : Une vision expansionniste de longue date
La carte de 1942 s’inscrit dans un contexte historique où les grandes puissances cherchaient à redéfinir l’ordre mondial après la Seconde Guerre mondiale. L’idée d’un « Nouvel Ordre Mondial » n’était pas nouvelle : elle a été évoquée après la Première Guerre mondiale avec la création de la Société des Nations et après la Seconde Guerre mondiale avec l’ONU.
Les États-Unis ont toujours eu une politique expansionniste, depuis la Doctrine Monroe (1823) qui rejetait toute ingérence européenne en Amérique, jusqu’à l’achat de l’Alaska en 1867 et la Guerre hispano-américaine de 1898. L’idée d’intégrer le Canada aux États-Unis a même été discutée au XIXe siècle, notamment après la Révolution américaine et lors de la guerre de 1812.
Cette carte reflète donc une volonté historique d’expansion, mais qui, en pratique, n’a jamais abouti, notamment à cause du fort sentiment identitaire canadien et des différences politiques entre les deux pays.
2. Angle Politique et Géopolitique : Une intégration possible ?
D’un point de vue géopolitique, l’intégration du Canada aux États-Unis soulèverait de nombreuses questions :
- Stratégie militaire : Le Canada a toujours été un allié fidèle des États-Unis, notamment au sein de l’OTAN et du NORAD. Son intégration renforcerait la suprématie militaire américaine.
- Influence mondiale : Une fusion ferait du nouvel ensemble une hyperpuissance incontestable en termes de territoire, de ressources et de poids diplomatique.
- Problèmes de souveraineté : Le Canada est une monarchie constitutionnelle avec un attachement symbolique à la Couronne britannique, tandis que les États-Unis rejettent toute monarchie. L’intégration poserait donc un problème politique et symbolique majeur.
Récemment, Donald Trump a évoqué l’idée d’intégrer le Canada, notamment en plaisantant sur le fait que Justin Trudeau pourrait devenir le « Gouverneur du Canada » sous un gouvernement américain. Ces déclarations, bien que non officielles, montrent que certains politiciens américains voient cette option comme une possibilité.
3. Angle Économique : Un mariage financier complexe
Le Canada et les États-Unis sont déjà des partenaires économiques majeurs à travers l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM, ex-ALENA). Leur intégration économique semble naturelle, mais plusieurs obstacles se dressent :
- Système de santé : Le Canada dispose d’un système de santé universel financé par l’État, tandis qu’aux États-Unis, le système repose sur les assurances privées. Une fusion nécessiterait une réforme massive du système de santé.
- Ressources naturelles : Le Canada possède d’immenses réserves d’eau potable, de pétrole et de minerais, qui seraient alors sous contrôle américain. Cela pourrait générer des conflits d’intérêt.
- Pouvoir d’achat et salaires : Les salaires canadiens sont en moyenne plus élevés que dans certains États américains, mais les impôts y sont aussi plus lourds. Une intégration poserait donc des questions d’harmonisation fiscale.
L’intégration pourrait bénéficier aux entreprises américaines en élargissant leur marché, mais elle pourrait être mal perçue par la population canadienne, qui perdrait une partie de son indépendance économique.
4. Angle Théories du Complot et Idéologies : Le Nouvel Ordre Mondial
La carte de Gomberg est souvent utilisée dans les théories du complot sur le Nouvel Ordre Mondial (NWO). Ces théories affirment qu’une élite mondiale chercherait à centraliser le pouvoir, abolir les nations et contrôler la population par des institutions supranationales.
- Certains voient dans cette carte une preuve que les États-Unis veulent dominer le monde, et que l’intégration du Canada n’est qu’une étape de ce processus.
- D’autres estiment que cette carte n’était qu’un exercice intellectuel, sans réelle influence sur les décisions politiques.
Donald Trump, lui, s’est souvent positionné contre ces élites mondialistes, affirmant défendre la souveraineté américaine. Pourtant, sa proposition d’intégrer le Canada alimente ces mêmes théories, certains y voyant une contradiction.
5. Angle Social et Identitaire : Une fusion impossible ?
Au-delà des questions économiques et politiques, l’identité nationale est un facteur déterminant dans l’acceptation d’une intégration.
- Culture : Le Canada est bilingue (français-anglais), tandis que les États-Unis sont majoritairement anglophones. Le Québec, en particulier, résisterait fortement à une fusion.
- Valeurs politiques : Le Canada est globalement plus progressiste que les États-Unis sur des sujets comme l’environnement, le contrôle des armes à feu et le droit à l’avortement. Une intégration serait perçue comme un recul pour beaucoup de Canadiens.
- Nationalisme : L’identité canadienne s’est construite en opposition aux États-Unis. Une grande partie de la population refuserait catégoriquement de voir son pays absorbé.
L’histoire montre que les nations ne disparaissent pas uniquement par la guerre ou l’économie, mais aussi par le refus de leurs peuples de se fondre dans une autre culture.
Une idée utopique ou une possibilité future ?
L’intégration du Canada aux États-Unis semble hautement improbable pour plusieurs raisons : La forte identité canadienne et québécoise
Les différences politiques et sociales
Les complexités économiques et juridiques
Cependant, les relations entre les deux pays sont de plus en plus interdépendantes. Une intégration pourrait être envisagée sous une autre forme, comme une union économique plus poussée, mais sans fusion politique complète.
En somme, si la carte de 1942 reste une curiosité historique, elle continue d’alimenter des débats sur l’évolution des relations entre ces deux puissances nord-américaines.
En d’autres termes :
Les récentes déclarations du président américain Donald Trump concernant une éventuelle intégration du Canada aux États-Unis ont suscité de vives réactions et alimenté les débats sur les relations entre les deux pays. En décembre 2024, Trump a suggéré que le Canada pourrait devenir le 51ᵉ État américain, une proposition qui, bien que perçue initialement comme une plaisanterie, a été réitérée à plusieurs reprises, notamment lors d’une conférence de presse en janvier 2025.
Cette idée a été accompagnée de mesures économiques significatives. En mars 2025, l’administration Trump a imposé des tarifs de 25 % sur les importations automobiles en provenance du Canada, justifiant cette décision par la nécessité de protéger l’industrie américaine et de répondre à des préoccupations liées à l’immigration et au trafic de drogues.
Ces actions ont conduit à une détérioration notable des relations bilatérales. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré que l’ancienne relation de coopération étroite avec les États-Unis était « terminée », soulignant que le Canada devait désormais repenser son économie et rechercher des partenaires commerciaux plus fiables.
Sur le plan politique, ces propositions ont été largement rejetées au Canada. Les principaux partis politiques et une majorité de citoyens canadiens s’opposent fermement à l’idée d’une annexion, considérant cela comme une atteinte à la souveraineté nationale. Des sondages indiquent que 90 % des Canadiens sont défavorables à une telle intégration.
Les initiatives de Donald Trump visant à intégrer le Canada aux États-Unis, combinées aux mesures tarifaires imposées, ont exacerbé les tensions entre les deux nations, poussant le Canada à reconsidérer ses alliances économiques et à réaffirmer sa souveraineté face aux pressions américaines.
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Sources / Liens :
- Wikipédia, l’encyclopédie libre
- Wikipédia, l’encyclopédie libre
- Financial Times+
- 1L’Express+1
- Wikipedia
Source image :
Une carte du Nouvel Ordre Mondial de 1942 : La carte montre le Groenland, le Mexique et le Canada comme faisant partie des États-Unis d’Amérique !
Par Medeea Greere
Publiée à Philadelphie début 1942, cette « Esquisse de la Nouvelle Carte du Monde d’Après-Guerre », réalisée par Maurice Gomberg, propose une réorganisation du monde après la victoire des Alliés contre les forces de l’Axe. Son titre fait référence à un « Nouvel Ordre Mondial », un concept vague, dont les nombreuses définitions se contredisent souvent.
Au cœur du Nouvel Ordre Mondial, cependant, se trouve toujours l’idée qu’un petit groupe d’individus, d’institutions, d’industries et/ou de nations puissants doit mener le monde dans la bonne direction (c’est-à-dire vers l’« unification »). Cela peut aller à l’encontre de la volonté du monde (et donc se faire en secret, du moins dans certaines versions de l’histoire du Nouvel Ordre Mondial), mais en fin de compte, c’est pour son bien.

Le président George Bush père a explicitement utilisé le Nouvel Ordre Mondial pour désigner les objectifs des États-Unis dans un monde post-Guerre froide. L’origine de ce terme est bien plus ancienne que la Guerre froide, voire les deux Guerres mondiales. Certains pourraient même dire – et nous nous égarons un peu prématurément dans le domaine des théories du complot – qu’il remonte à l’époque romaine, comme l’atteste la citation (modifiée) du poète romain Virgile figurant au revers du Grand Sceau américain et (de manière significative ou non, depuis 1935) au dos du billet de un dollar : Novus Ordo Seclorum – littéralement : « Un nouvel ordre pour les siècles ».
Dans un contexte moderne, c’est l’impérialiste britannique Cecil Rhodes (qui a donné son nom à la Rhodésie et à la bourse Rhodes, dont Bill Clinton fut lauréat) qui a été le premier à proposer un gouvernement mondial fédéral imposé par les États-Unis et l’Empire britannique. Le président américain Woodrow Wilson s’est inspiré d’un concept similaire pour élaborer ses plans de Société des Nations au lendemain de la Première Guerre mondiale.
La plupart des régimes fascistes des années 20, 30 et 40 du XXe siècle ont également proposé une forme de Nouvel Ordre Mondial – en fait, la plupart se sont qualifiés de « Nouvel Ordre Mondial ». HG Wells – celui de « La Guerre des Mondes » – a écrit « La Conspiration Ouverte » (1928), dans lequel il décrit ses efforts pour convaincre les intellectuels de soutenir l’idée d’une social-démocratie mondiale, et « Le Nouvel Ordre Mondial » (1940), dans lequel il détaille comment une génération de lutte sera nécessaire pour vaincre les opposants à un tel gouvernement mondial.
De ce bref aperçu, on pourrait conclure, de manière tout aussi sommaire, qu’un gouvernement mondial était le résultat projeté, pour l’essentiel bienveillant, d’une vision du monde optimiste, positiviste, socialiste et/ou impérialiste (ou dans certains cas, nationale -socialiste), une sorte de Nouvelle Jérusalem laïque, le meilleur de tous les mondes possibles.
La mort du communisme, idéal disparu bien avant son empire, peut être considérée comme l’argument ultime contre cette philosophie. On peut mener un cheval à l’abreuvoir, mais on ne peut pas le forcer à partager cette ressource équitablement avec les autres chevaux. La philosophie de l’homme n’est pas : travaillez autant que vous pouvez, consommez autant que vous en avez besoin, mais : travaillez aussi peu que nécessaire, consommez autant que vous pouvez. Karl Marx vaincu par Gordon Gekko.

Et pourtant, l’optimisme persiste – car que peut-il faire d’autre ? Face aux efforts incessants pour améliorer le monde, pour l’« unifier », l’opposition aux groupes, institutions et intentions du Nouvel Ordre Mondial s’est transformée en une myriade de théories, la plupart conspirationnistes (je dirais même, n’est-ce pas ?), toutes brandissant le drapeau de la liberté (pour les laïcs) ou de la religion (pour ceux qui soupçonnent que la Fin des Temps se rapproche chaque fois que l’ONU vote une résolution).
C’est ici qu’un aperçu doit se limiter à nommer quelques-unes des nombreuses configurations conspirationnistes soupçonnées d’être à la tête du Nouvel Ordre Mondial. Mélangez-les et créez votre propre conspiration : les Illuminati, les francs-maçons, le Conseil des relations étrangères, la Commission trilatérale, les Juifs, le Groupe Bilderberg, le G8, les nazis, les accords de Bretton-Woods, les hélicoptères noirs, la collusion entre les États-Unis et les extraterrestres, le lobby sioniste de mèche avec les néoconservateurs américains, ceux qui cherchent à « métisser » et à diluer la race blanche, la Maison de Windsor, l’Antéchrist, les 1 %, une cabale de multinationales, des reptiliens extraterrestres, les Nations unies.
Les meilleures histoires
Maurice Gomberg, dont on ne trouve quasiment aucune information en ligne, était peut-être un reptilien extraterrestre, mais son nom de famille juif le rend au moins aussi suspect dans certains milieux. On sait si peu de choses de lui qu’il a même été suggéré que cette carte était un faux nazi*, afin de faire craindre aux États-Unis une prise de contrôle du monde par les communistes.
Mais il serait peut-être plus prudent de supposer que cette carte était une tentative sérieuse, inspirée par les sentiments socialistes bienveillants mentionnés précédemment, de proposer une réorganisation du monde qui mettrait fin à la guerre une fois pour toutes et apporterait « la paix, la liberté, la justice, la sécurité et la reconstruction du monde ». Ou du moins, au nom du rasoir d’Occam, que ce soit là notre hypothèse de travail pour évaluer cette carte. Les principaux éléments constitutifs de son Nouvel Ordre Mondial devaient être :

- Les États-Unis d’Amérique (É.-U.) : les États-Unis, le Canada, tous les États d’Amérique centrale et des Caraïbes, la plupart des îles de l’Atlantique (dont le Groenland et l’Islande), la plupart des îles du Pacifique, Taïwan, Hainan, les Philippines et plusieurs îles aujourd’hui indonésiennes, dont Sulawesi. Ils allaient devenir la puissance dominante mondiale, militairement et autrement.
- L’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) : les Soviétiques devaient recevoir en récompense la Perse (Iran), la Mongolie, la Mandchourie, la Finlande et toute l’Europe de l’Est, qui feraient ensuite partie du bloc de l’Est (à l’exclusion de l’Albanie, mais incluant l’État non-conformiste de Yougoslavie, socialiste mais antisoviétique). Tous ces États deviendraient simplement membres de l’URSS. L’Autriche et la majeure partie de l’Allemagne, bien que « mises en quarantaine », sont représentées dans la sphère soviétique.
- Les États-Unis d’Amérique du Sud (USSA) : comprenant tous les États d’Amérique du Sud, avec les trois Guyanes comme seul État constitutif et les îles Malouines faisant partie des USSA.
- L’Union des Républiques Africaines (RAU) : Toute l’Afrique en tant que fédération de républiques.
- Les Républiques arabes fédérées (RAF) : couvrant l’Arabie saoudite et tous les autres États occupant actuellement la péninsule arabique, ainsi que l’Irak et la Syrie actuels.
- Les Républiques fédérées de l’Inde (RFI) : l’Afghanistan actuel, le Pakistan, l’Inde, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh et la Birmanie (Myanmar).
- Les Républiques Unies de Chine (RUC) : une fédération comprenant toutes les parties de la Chine actuelle, la Corée, l’ancienne colonie française d’Indochine (aujourd’hui le Vietnam, le Laos et le Cambodge), la Thaïlande et la Malaisie.
- Les États-Unis de Scandinavie (USS) : Norvège, Suède, Danemark.
- Les États-Unis d’Europe (USE) : les pays du Benelux, la Rhénanie allemande, la France, la Suisse, l’Espagne, le Portugal et l’Italie.
- Et enfin le Commonwealth britannique des Nations (BCN) , comprenant la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Sri Lanka, Madagascar et la majeure partie de l’Indonésie.

Les entités plus petites comprennent l’Irlande (l’ensemble de l’Irlande), la Grèce (Albanie comprise), la Turquie (à l’exclusion de la Turquie européenne), la Terre Sainte (la Terre Sainte plus la Jordanie) et le Japon . Les trois États de l’axe (Allemagne, Italie et Japon) devaient être « mis en quarantaine » jusqu’à leur réintégration dans la famille des nations.
M. Gomberg s’est peut-être inspiré du président américain Franklin D. Roosevelt pour cette carte, dont il cite le discours sur les quatre libertés et un ordre moral (de son discours sur l’état de l’Union au 77e Congrès), avant d’exposer sa propre vision (au bas de la carte) :
« Alors que les États-Unis, avec la coopération des démocraties d’Amérique latine, du Commonwealth britannique et de l’Union des Républiques socialistes soviétiques, assument le leadership mondial pour l’établissement d’un nouvel ordre moral mondial pour la paix permanente, la justice, la sécurité et la reconstruction du monde. »
« NOTRE POLITIQUE SERA LA SUIVANTE :

1. Nous, les États-Unis, en coopération avec nos alliés, pour des raisons de sécurité nationale et dans l’intérêt de la moralité internationale, sommes déterminés à écraser et à détruire complètement la puissance militaire des agresseurs de l’Axe et de leurs satellites, quels que soient le coût, les efforts et le temps nécessaires pour accomplir cette tâche.
2. L’ancien ordre mondial d’oppression coloniale, d’exploitation des dominions, d’impérialisme rival et de diplomatie mercenaire de l’équilibre des pouvoirs ; de majestés, de dictateurs, de minorités privilégiées, de monopoleurs ploutocratiques et de parasites sociaux similaires ; l’ordre corrompu responsable du cataclysme mondial actuel, mettant en danger notre sécurité nationale et notre processus pacifique, ne se relèvera plus jamais.
3. Un nouvel ordre moral mondial pour une paix et une liberté permanentes sera établi à la fin heureuse de la présente guerre.
4. Pour des raisons historiques, de structure économique, de géographie favorable et de bien-être de l’humanité, les États-Unis doivent, de manière altruiste, assumer la direction du nouvel ordre mondial démocratique établi.
5. Pour réduire le fardeau et le gaspillage criminel des dépenses d’armement partout dans le monde, les États-Unis, avec la coopération de l’Amérique latine, du Commonwealth britannique et de l’URSS, s’engageront à garantir la paix aux nations qui seront définitivement désarmées et démilitarisées après la fin de la présente guerre.

6. Afin de pouvoir, dans l’accomplissement de nos obligations, prévenir efficacement la possibilité d’une répétition d’un autre cataclysme mondial, l’invincibilité des États-Unis en tant que puissance militaire, navale et aérienne sera la condition préalable majeure.
7. Pour des considérations réalistes de stratégie et de notre invulnérabilité, il est impératif que les États-Unis obtiennent l’abandon du contrôle de leurs possessions par toutes les puissances étrangères dans tout l’hémisphère occidental, ses eaux environnantes et ses avant-postes insulaires stratégiques comme indiqué sur la carte ci-jointe.
8. Pour des raisons de défense hémisphérique et dans l’esprit et la tradition de la nouvelle doctrine Monroe de solidarité hémisphérique et de la politique de « bon voisinage », les États-Unis, avec le consentement des républiques latino-américaines, obtiendront le contrôle et les droits de protectorat des territoires cédés.
9. Pour renforcer notre position dans la région des Caraïbes, qui est d’une importance évidente pour la défense de l’hémisphère, toutes les incitations possibles seront offertes à nos voisins d’Amérique centrale et des Antilles pour faciliter leur entrée en tant qu’États égaux des États-Unis, comme indiqué sur la carte.

10. Afin de renforcer l’unité politico-économique de l’hémisphère occidental, les États-Unis favoriseront et aideront à l’unification de l’Amérique du Sud en un « États-Unis d’Amérique du Sud » fédéré, démocratique et bien organisé.
11. La Guyane britannique, française et néerlandaise libérée sera réorganisée en un seul État des États-Unis d’Amérique.
12. Toutes les puissances renonceront au contrôle de leurs possessions coloniales, sous mandat et insulaires stratégiques partout dans le monde.
13. Le Commonwealth britannique des Nations, deuxième puissance militaire et navale d’importance coopérant dans un pacte contraignant avec les États-Unis en tant que puissance pour la liberté, conservera et acquerra le contrôle des territoires, des bases de paix et de sécurité et des avant-postes insulaires stratégiques essentiels au maintien de la paix et de la liberté mondiales tels qu’ils sont indiqués sur la carte.
14. L’URSS, troisième puissance militaire d’importance coopérant avec les États-Unis en tant que puissance pour la liberté et le maintien de la paix mondiale, prendra le contrôle des territoires adjacents libérés et désorganisés et de ceux de l’Allemagne et de l’Autriche qui seront rééduqués et finalement incorporés en républiques égales de l’URSS, comme indiqué approximativement sur la carte.

15. Il sera organisé une Société mondiale des nationalités dotée de pouvoirs d’arbitrage et de surveillance.
16. Une Cour mondiale dotée de pouvoirs punitifs de boycott absolu, de quarantaine, de blocus et d’occupation par la police internationale, contre les contrevenants à la morale internationale, sera organisée.
17. Les États-Unis, en étroite coopération avec les États-Unis d’Amérique du Sud, le Commonwealth britannique, l’URSS et la Ligue mondiale des nationalités, favoriseront et aideront à l’unification des territoires cédés et des zones actuellement divisées de manière insensée en républiques démocratiques bien organisées et absolument démilitarisées, comme indiqué approximativement sur la carte.
18. Les territoires connus sous le nom de Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suisse, France, Espagne, Portugal, l’île de Corse et, à terme, l’Italie et les îles de Sardaigne et de Sicile seront unifiés en un « État-Unis d’Europe » démilitarisé et fédéré.

19. Les régions connues sous le nom de Suède, Norvège, Danemark et îles Spitzberg seront unifiées en un « États-Unis de Scandinavie » démilitarisé et fédéré.
20. Le continent africain sera réorganisé et unifié en une « Union des Républiques africaines » démilitarisée et fédérée.
21. Les territoires de l’Arabie saoudite, de la Syrie, du Liban, de l’Irak, du Hedjas, d’Aden et d’Oman seront unifiés en une union démilitarisée de « Républiques arabes fédérées ».
22. Les régions connues sous le nom d’Inde, y compris l’Afghanistan, le Baloutchistan, le Népal, le Bhoutan et la Birmanie, seront unifiées en une « République fédérée de l’Inde » démilitarisée.
23. Les régions connues sous le nom de Chine, Mongolie intérieure, Tibet, Thaïlande, Malaisie, Indochine et Corée seront unifiées en une « République unie de Chine » démilitarisée et fédérée.
24. Les zones connues sous le nom de Grèce, Macédoine, Albanie, Crète, Dodécanèse et les îles adjacentes de la mer Égée seront unifiées en une « République fédérale de Grèce » démilitarisée.
25. Les régions connues sous le nom d’Irlande et d’Irlande du Nord seront unifiées en une république indépendante démilitarisée d’« Irlande ».
26. La région de la Terre Sainte des anciens Hébreux, connue actuellement sous le nom de Palestine et de Transjordanie, ainsi que les régions adjacentes requises telles que délimitées sur la carte, pour des raisons historiques et la nécessité impérieuse d’atténuer le problème des réfugiés d’après-guerre, seront unifiées en une république démilitarisée de « Terre hébraïque ».

27. La zone connue sous le nom de Turquie européenne, adjacente aux Dardanelles, à la mer de Marmara et au Bosphore, sera placée sous le contrôle conjoint de l’URSS et de la Turquie, pour des raisons de stratégie de paix réaliste.
28. La zone connue sous le nom de Turquie sera une république indépendante démilitarisée de « Turquie ».
29. Tous les problèmes d’échange, de transfert et de rapatriement des populations seront administrés par la Ligue mondiale des nationalités.
30. Les auteurs criminels et leurs complices de cette guerre hideuse seront traduits en justice et un châtiment inoubliable leur sera infligé.
31. Tous les sujets du Japon et toutes les personnes d’origine japonaise dont la loyauté est douteuse seront expulsés de tout l’hémisphère occidental, des protectorats des États-Unis et des avant-postes insulaires stratégiques, et leurs biens seront confisqués pour les besoins de la reconstruction d’après-guerre.
32. Tous les sujets d’Allemagne et d’Italie et toutes les personnes d’origine allemande et italienne connues comme partisans actifs des idéologies nazies et fascistes seront traités de la même manière.
33. L’immigration allemande, italienne et japonaise vers l’hémisphère occidental, ses protectorats et ses avant-postes insulaires sera arrêtée indéfiniment.
34. Toutes les personnes d’origine allemande en Prusse orientale et en Rhénanie seront transférées vers l’Allemagne intérieure et les régions définitivement déprussianisées.
35. Toutes les personnes d’origine allemande, italienne et japonaise seront définitivement expulsées de leurs territoires désormais conquis et leurs biens confisqués pour les besoins de construction d’après-guerre.
36. Pour purifier les populations des agresseurs vaincus de l’Axe de l’ivresse du chauvinisme militaire ; pour effectuer l’élimination et la destruction de leurs établissements militaires potentiels ; pour récupérer le butin accumulé et les rééduquer en vue de leur éventuelle adhésion à la Famille des Nations, les régions d’Allemagne-Autriche, d’Italie et du Japon seront mises en quarantaine hermétiquement et indéfiniment et administrées par des gouverneurs nommés, soumis à la surveillance de la Ligue mondiale des nationalités.
37. Toutes les ressources, la capacité industrielle et la main-d’œuvre des zones mises en quarantaine seront utilisées pour répondre aux besoins de restauration et de reconstruction d’après-guerre.
38. Pour réduire la puissance numérique des nations agresseuses, en tant qu’avantage militaire potentiel, une politique de contrôle de la population sera élaborée et appliquée dans la zone de quarantaine.
39. Dans le nouvel ordre moral mondial que nous cherchons à établir, outre les libertés politiques essentielles, les changements économiques fondamentaux suivants sont impératifs :
(a) Nationalisation de toutes les ressources naturelles et distribution équitable de celles-ci à toutes les nations… partout dans le monde ;
(b) Nationalisation des banques internationales, des investissements étrangers, des chemins de fer et des centrales électriques… partout dans le monde ;
(c) Nationalisation de tous les établissements producteurs d’armement par toutes les puissances militaires ;
(d) Contrôle fédéral du commerce extérieur et de la navigation;
e) L’établissement d’un système monétaire commun mondial ;
(f) Limitation mondiale des taux d’intérêt à un maximum de deux pour cent ;
40. Pour conserver la victoire et le leadership de notre effort démocratique uni… dont le but n’est pas la vengeance ou l’exploitation, mais la liberté et la sécurité de toutes les nations pour un progrès pacifique… le « Commandement suprême de guerre des Nations Unies » unifié, à la fin de la guerre actuelle, sera reconnu et transformé en un « Conseil militaire et économique suprême » permanent collaborant avec la Ligue mondiale des nationalités dans la construction de l’après-guerre et pour imposer la paix mondiale.
41. Le « Conseil militaire et économique suprême » nommera les gouverneurs chargés d’administrer les zones de quarantaine jusqu’à leur libération conditionnelle éventuelle.
Source : Amg News
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